SIMON-VERMOT Prune

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1987, La Chaux-de-Fonds | travaille à La Chaux-de-Fonds et à Lausanne

Simon-Vermot P.
Prune Simon-Vermot, Something I can do with my tongue, 2015, huile sur toile, 80 × 60 cm

Après un Bachelor obtenu à la HEAD de Genève, Prune Simon-Vermot affine sa pratique photographique avec un Master en direction artistique à l’ECAL à Lausanne. L’artiste participe depuis 2011 à différentes expositions collectives notamment à l’espace lausannois d’art contemporain, l’elac, ou encore à Deauville, lors du festival Planche(s) Contact. En 2013, elle est sélectionnée par la revue Wallpaper pour son Graduate Directory qui présente les photographes influents de demain, et en 2014 elle est lauréate de la bourse de la relève photographique de ProHelvetia. Le travail de Prune Simon-Vermot est présent dans plusieurs collections publiques ou privées, comme celle de la ville de Deauville ou encore de la BCV. En 2015 elle ouvre le Palais à Neuchâtel avec Denis Roueche.

FOCUS SUR SIMON-VERMOT PRUNE

Entre photographie et peinture, Prune Simon-Vermot associe dans son travail les deux médiums et joue sur l’ambiguïté de la forme. Sommes-nous face à une peinture ou une photographie ? Une illusion faisant référence à l’identité, thème récurrent dans son œuvre. À travers différents travaux, Prune Simon-Vermot questionne cette même notion ainsi que celle de l’origine et puise son inspiration dans des jeux de mots, des objets, ainsi que dans des réflexions existentielles.

Dans une des séries intitulées « Yo soy de Las Vegas », l’artiste raconte, à travers un discours métaphorique et sous forme de voyage onirique, ses origines ibériques. L’identité et la culture sont pour elle des constructions mentales que l’on se crée, que l’on se forge et qui ne sont pas naturelles. Fait de natures mortes, de portraits, de paysages, le travail de Prune Simon-Vermot s’inscrit dans une tradition picturale. Nos attentes allégoriques sont bouleversées par le trait d’humour de l’artiste, qui se permet d’insérer une canette de bière dans une composition empruntée à la peinture flamande du XVIIe siècle. L’ambiguïté du fond questionne également le spectateur. Que représente vraiment l’œuvre ? Dans la série « Something I can do with my tongue », les peintures représentent un jeu de langue au sens propre qui questionne les codes de l’identité et de l’ambiguïté sexuelle. La question du genre est également présente dans la série « Gender Studies », où l’artiste photographie des hommes et des femmes et interroge ce qui définit le genre et la « normalité ».

Célia Schiess, extrait du catalogue « From la Chaux-de-Fonds, with love, Édition II », 2016, QG